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Le M-commerce, l’avenir très proche du commerce électronique

15 Fév

Le m-commerce, une nouvelle tendance de consommation

Pour les moins avertis, le m-commerce, c’est une extension du e-commerce qui consiste en la réalisation de transactions via un téléphone mobile qui est bien souvent un smartphone. Mis en exergue avec le développement des systèmes d’exploitations dédiés aux smartphones et l’avènement des application, le m-commerce en est à ses prémices et promet un avenir radieux pour bon nombre d’entreprises.

Après le e-commerce – version électronique du commerce arrivée avec l’explosion d’Internet -, le m-commerce est la nouvelle tendance qui est de plus en plus constatée. Entreprises classiques ou pure players, de nombreux acteurs s’intéressent à ce phénomène et envisagent de proposer rapidement une offre pour smartphones. Au delà de l’image d’entreprise dynamique que cela pourra leur apporter, le m-commerce sera surtout un nouveau canal de distribution complémentaire aux autres. En effet, grâce à des applications sur les smartphones, les entreprises seront présentes dans le quotidien du consommateur et disponibles à tout moment. Celui-ci pourra alors consommer tout au long de la journée car il aura toujours un terminal à disposition pour cela (smartphone, tablette tactile).

Avantages du m-commerce

Le m-commerce a un coût lié au développement de l’application, à l’approbation par le propriétaire du système d’exploitation, à sa gestion et à sa mise en ligne. Cependant, cela présente de nombreux avantages pour l’entreprise qui a un retour sur investissement plus que positif : possibilité de personnalisation du canal de distribution, nouvelle donne pour la fidélisation (suppression des cartes de fidélisation et des vouchers), possibilité de comparaison des produits grâce au scannage des gencods, possibilité d’achat à distance et utilisation de la réalité augmentée en tant qu’outil d’aide à la prise de décision.

Marketing géolocalisé

L’avantage qui me semble le plus significatif est sans hésiter la notion de marketing géolocalisé. Avec Foursquare, Facebook Places ou encore Plyce, il est possible de se géolocaliser à tout moment et d’indiquer qu’on a utilisé telle ou telle carte de fidélité à tel endroit. Les entreprises voient en ces pratiques la possibilité de faire des campagnes de marketing géolocalisé d’un tout nouveau genre. Le principe est le suivant : dès qu’un client approche d’un point de vente déjà visité et où il a déjà consommé, il reçoit via son téléphone mobile une actualité ou un bon de réduction. Ce système permet à l’entreprise d’inciter son propre client à la consommation et d’en recruter de nouveaux si celui-ci partage encore une fois son activité sur les réseaux sociaux.

Etat d’avancement du marché du m-commerce

Pour que le m-commerce prenne son envol tout comme le e-commerce en son temps, la condition sine qua none est la possession d’un téléphone avec accès au web mobile. A titre indicatif, Ebay estime qu’en 2014, 40% de ses ventes se feront via un téléphone mobile.  D’après TNS Sofres, en 2008, seulement 3% des utilisateurs de téléphone mobile avec accès au web mobile envisageait un achat via leur terminal. Depuis, on remarque que ces chiffres ont peu évolué. Le marché du m-commerce en est à ses balbutiements du point de vue du consommateur qui ne soupsonne pas toujours cette nouvelle avancée. A l’inverse de la France, la tendance évolue très vite en Chine où elle représente le plus fort taux de progression. Une étude récente de KPMG montre que 44% des personnes de l’échantillon utilisent le téléphone mobile pour faire des achats. C’est encore plus flagrant en Inde où 44% des personnes font des achats sur Internet et 43% pratiquent le m-banking. De manière plus global, les asiatiques sont plus ouverts quant au fait de payer des contenus digitaux, de modifier leurs moyens de paiement et de pratiquer le m-commerce. Seront-ils pour la première fois en avance sur les européens et américains quant aux tendances comportementales de consommation ?

En bref, le m-commerce est une activité encore très modeste en France mais qui est très prometteuse, ce que les entreprises ont d’ores et déjà bien compris.

Social shopping et social styling, l’avenir de la consommation online

22 Sep

Pas d’actualité intéressante aujourd’hui mais le temps d’écrire un article alors j’en profite pour traiter un sujet qui m’intéresse depuis quelques temps déjà mais que j’hésitais encore à traiter vu sa complexité.

Le social shopping … La tendance communautaire est maintenant ancienne à l’échelle de l’existence du web 2.0 mais ce qui est beaucoup plus récent est l’application de cette dimension sociale au e-commerce. En réalité, l’intérêt de ce concept est de reproduire à l’identique sur le web les habitudes réelles des consommateurs. Traditionnellement, les individus communiquent beaucoup entre eux pour s’échanger un avis, la connaissance d’un prix ou encore des informations sur les qualités organoleptiques d’un produit. Le social shopping apporte cette habitude au e-commerce et permet ainsi aux utilisateurs d’acheter en toute connaissance de cause comme dans la vie réelle. Quant aux marques, elles bénéficient des retours des consommateurs qui leur permettent d’adapter leur offre. Elles jouent ainsi sur le pouvoir de recommandation des internautes.

Au delà de l’acte d’achat, il y a la notion d’utilisation du bien. Dans le prêt à porter par exemple et particulièrement chez les femmes, malgré la recommandation par ses pairs permettant la validation de l’achat, le second « dilemme » qui intervient est la manière de le porter. Traditionnellement, dans la vie réelle, la femme ou la jeune fille essaye son nouvel achat et a besoin de réassurance en sollicitant l’avis d’amies, de maris, de parents ou autres. De plus en plus, le web 2.0 apportera cette solution via ce qu’on appelle le social styling. En effet, même sur Internet, il est dorénavant possible d’obtenir un avis. Le site Fashism est un des premiers sites en la matière et propose aux personnes postant des photos d’être jugées par les internautes. En réponse à la question « Ca me va ? », deux possibilités : « J’adore » ou « Je déteste » avec possibilité d’argumenter.

De plus en plus, la dimension communautaire parait inévitable pour les consommateurs. Elle se développe de plus en plus et le mot « social » semble être après « experience » un des mots les plus utilisés à l’instar du social shopping mais également du social gaming par exemple. Il me semble que cette tendance favorise certes les relations entre les humains mais incite également ces mêmes individus à être de plus en plus assistés et de moins en moins personnels et sûrs d’eux. En effet, ce besoin de faire valider l’acte d’achat et l’acte d’utilisation nous fait tendre selon moi une société moins écléctique, plus standardisée.

Pour le bonheur des modeuses, Zara lance sa boutique en ligne le 2 septembre, enfin !

25 Août

Mango, Naf Naf, Newlook, Topshop …

Depuis la bulle Internet au début des années 2000, toutes les grandes enseignes françaises, européennes ou internationales ont saisi l’importance de ce nouveau média et les nouveaux enjeux commerciaux et financiers qu’il engendre.

Aujourd’hui, toutes ces enseignes disposent d’un site internet, de différentes pages sur les réseaux sociaux les plus influents, travaillent leurs référencements aussi bien qu’elles étudient leurs linéaires en boutiques et surtout, elles accroissent leurs chiffres d’affaires en faisant de ce nouveau média, un nouveau canal de distribution.

Topshop, Newlook, Naf Naf, Mango Shop sont les boutiques en lignes de certaines des enseignes les plus importantes en France. Jusqu’à aujourd’hui, il manquait Zara, cas d’école du « zero communication » qui s’est passée des stratégies web jusqu’en 2007, date à laquelle Zara a enfin traduit son site en français.

A partir du 2 septembre 2010, Zara entre dans l’ère du e-commerce avec un temps de retard par rapport à ses principaux concurrents sur le marché du prêt à porter haut de gamme et lance sa propre boutique en ligne dans six pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Portugal et l’Espagne. Avec cette annonce de lancement, Zara devance ainsi un de ses principaux concurrents en France. Je vous donne rendez-vous dès le 2 septembre pour découvrir cette nouveauté.

Zara a la particularité de proposer des nouvelles mini-collections chaque mois. Si l’enseigne répercute cette stratégie sur sa boutique en ligne, on peut légitimement se demander quel en sera l’impact sur les sites des autres enseignes qui ont moins de budget à y consacrer. Après Zara, il est fort probable qu’H&M enboite le pas et lance son shop on line en France, un des seuls pays oubliés par l’enseigne. Là encore, il me semble pertinent de dire que l’univers concurrentiel sera beaucoup plus important et que les enseignes les moins importantes comme Promod auront plus de difficultés à s’affirmer.

A suivre dans les mois à venir.

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